Les collections

Racine par David d’Angers

Dès l'entrée du musée, le visiteur est frappé par la majestueuse statue de Racine réalisée par David d’Angers en 1828. Celle-ci a été offerte par Louis XVIII à la Ville de La Ferté-Milon. Initialement installé devant l’ancienne mairie, le marbre est désormais placé en ce lieu.  En 2003 une copie en pierre réalisée en 1932 par M. Druet lui a été substituée.

David d’Angers donne l’image de Racine en pleine création : plongé dans ses pensées, sa main gauche porte une tablette et la droite retient sur sa poitrine le calame et le haut de la draperie dont un pan laisse à découvert ses pieds nus… Sa chevelure reprend la perruque à boucles de l’époque. Un cippe supporte une lampe à huile et présente les titres de ses œuvres. Des lauriers laissent à peine lire ses premières œuvres.
 
Le sculpteur le représente demi-nu, vêtu de la chlamide dont on couvre volontiers Homère, Virgile ou Le Tasse. Il s’inscrit dans le courant néo-classique de son maître Canova en visant une « simplicité noble et une grandeur calme » inspiré de l’idéalisme  grec (Johann Joachim Winckelmann).

Présence de Jean Racine
La collection du musée se compose de documents et de portraits permettant de rencontrer l'homme Racine, sa famille, sa soeur, ses descendants. Parmi eux,  l'acte de baptême du poète (22 décembre 1639) et une lettre autographe de Jean à sa soeur.

C'est également une rencontre  avec l'écrivain qui est proposée :

  • buste original d'académicien par Raymond Gayrard, déposé par la Bibliothèque Mazarine,
  • plâtre de Racine enfant (1910), par Hiolin,
  • buste de la Comédie-Française par Boizot
  • portrait à l'huile, inspiré par Jean Baptiste Santerre, provenant du bureau du maire de la Ville,
  • éditions originales, dont certaines publiées du vivant de l'auteur,
  • documents littéraires, philatéliques et musicaux.

Le patrimoine de La Ferté-Milon
Un espace du musée est dédié aux souvenirs patrimoniaux de la Ville. Oeuvres, principalement liturgiques, issues d’églises de La Ferté-Milon (Notre-Dame, Saint-Nicolas, Saint-Quentin, Saint-Waast), elles faisaient partie de l’environnement du jeune Racine qui les a probablement connues : statues de Vierge et de saints, peintures sur bois, etc.  La plus intéressante est un retable du flamand De Vos.
 
C’est aussi l’occasion, grâce à plusieurs plans anciens de la Ville, d’appréhender l’histoire de la cité (environ 1000 habitants au temps de Racine). Dans une vitrine figure l'acte original de 1594 par lequel Henri IV ordonne le démantelement de la forteresse.

Le Valois du XVIIe siècle avec l'extension de la cité milonaise, la canalisation de l'Ourcq, mais aussi la Fronde, fut le contexte local dont l'orphelin Jean fut témoin.

Un espace présente les oeuvres d'artistes inspirés depuis le XIXe siècle par les paysages milonais et la vallée de l'Ourcq : Jean-Baptiste Corot (copie), Eugène Lavieille, Emmanuel Stanek, Fernand Pinal, etc.